Pôle de Chirurgie Vasculaire et Endovasculaire


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Education thérapeutique de l’artéritique

Education thérapeutique de l’artéritique

L’Artériopathie Oblitérante des Membres Inférieurs (AOMI) est une affection chronique qui compromet le pronostic vital et fonctionnel du patient.

L’Organisation Mondiale de la Santé en fait une des maladies chroniques de l’appareil circulatoire pour lesquelles l’éducation thérapeutique doit constituer un « élément essentiel du traitement ». Dans ses recommandations pour la pratique clinique publiées en avril 2006, la HAS préconise aussi le recours à « une éducation thérapeutique structurée » pour l’AOMI.

Le traitement de l’AOMI repose quelque soit son stade (hors urgences) sur quatre grands principes thérapeutiques repris par toutes les recommandations.

 

1/ Traitement médicamenteux du risques cardiovasculaire général (trithérapie)

o   antiagrégant plaquettaire

o   inhibiteur de l’enzyme de conversion

o   statine

2/ Modification des facteurs et comportements à risque

o   arrêt du tabagisme

o   réduction d’une surcharge pondérale ( IMC < 25kg/m2)

o   équilibre d’un diabète ( HbA1c < 6,6%)

o   contrôle d’une HTA

o   traitement d’une dyslipidémie cholestérol LDL < 1gr/l

3/ Réadaptation à l’exercice physique

o   exercice physique quotidien modéré  (30mn/ j)

o   programme de réadaptation vasculaire supervisé 1 à 2 fois / sem

 

4/ Revascularisation endo-vasculaire ou chirurgicale des artères des membres inférieurs selon

o   la réponse au traitement médical

o   l’évolution du rapport bénéfice de la revascularisation / risque d’amputation et de la réalisation se son geste

 

Malgré l’importance de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaire des patients avec une AOMI, plusieurs enquêtes internationales soulignent le défaut de diagnostic et de traitement.

En France, l’étude ATTEST récemment réalisée auprès de 3020 médecins généralistes indique que seulement 13% des patients porteurs d’AOMI reçoivent la trithérapie recommandée par l’HAS(grade A) contre 30% des patients porteurs d’une coronaropathie ou ayant eu un AVC symptomatique. Outre ce défaut de prise en charge médicale, l’accès des claudicants aux programmes de rééducation vasculaire est notoirement insuffisant voire inexistant dans certaines régions.

 

 

Article rédigé par le praticien le 14/11/2012

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